Exposition présentée du 5 octobre au 8 novembre 2015

Ukraine: d’Ouest en Est

Guillaume Herbaut, Jean-Philippe Stassen, Vadimsky

Une femme d’un chef cosaque du Don entourée par ses gardes du corps vient d’assister au défilé de femmes militaires de la DNR (République autoproclamée de Donetsk) à l’Hôtel Shakhtar Plaza. Donetsk.  Copyright Guillaume Herbaut / Institute

Une femme d’un chef cosaque du Don entourée par ses gardes du corps vient d’assister au défilé de femmes militaires de la DNR (République autoproclamée de Donetsk) à l’Hôtel Shakhtar Plaza. Donetsk.  Copyright Guillaume Herbaut / Institute

Une chronique mélangeant photos, bandes dessinées, vidéo et texte.

Durant trois semaines, du 23 février au 15 mars 2015, le photographe Guillaume Herbaut et le dessinateur et auteur de bande dessinée Jean-Philippe Stassen, aidés par Vadimsky et sa caméra, ont traversé l’Ukraine d’ouest en est. lls ont raconté quotidiennement, sous forme de chroniques, leur voyage dans ce pays en guerre.

Guillaume Herbaut est photographe. C’est en se rendant à Tchernobyl en 2001 qu’il découvre l’Ukraine. Ce pays est l’un des thèmes centraux de son parcours photographique. Il couvre la « révolution orange » en 2004, raconte la vie des mineurs dans le Donbass, suit le retour des Cosaques et du sentiment national.

En 2008, il photographie les tensions inter-communautaires en Crimée et poursuit son long travail dans les zones contaminées de Tchernobyl, pour lequel il sera récompensé en 2011 en recevant le Prix Niépce puis le prix France 24-RFI du web-documentaire. Depuis 2013, il suit la crise ukrainienne. Il a reçu le Visa d’or 2014 Magazine pour sa série « Ukraine : de Maïdan au Donbass » et vient de sortir un livre du même nom.

Jean-Philippe Stassen est un auteur de bande dessinée belge. En 1994, le génocide des Tutsis du Rwanda l’a obligé à changer sa façon de marcher, de regarder le monde et de travailler. Depuis 2002, il a réalisé plusieurs reportages, le plus souvent dans l’Afrique des Grands lacs, en utilisant les moyens de la bande dessinée. Il ne connait pas l’Ukraine.

Elena-Debaltsevo

Copyright Elena Debaltsevo

Vadimsky multiplie les talents. Originaire du Donbass, il est entrepreneur durant de nombreuses années. En 2011, il s’inscrit dans une école d’art à Paris pour y étudier l’illustration et les arts plastiques. En été 2013, de passage à Donetsk, il se trouve obligé d’y rester pour des raisons familiales. Quelques mois plus tard, Vadimsky se retrouve à Kiev, à l’épicentre de la « révolution Maïdan ». Là, il participe au tournage d’un documentaire sur la générosité citoyenne et la démocratie directe dans la société ukrainienne. Au printemps 2014, il rentre à Donetsk, sa ville natale, où il voit le conflit entre pro-Russes et pro-Européens se transformer en guerre. Il perd son emploi et ses moyens de subsistance. Son expérience en tant qu’opérateur vidéo, acquise sur le terrain, lui donne l’occasion de travailler avec des médias européens.

En partenariat avec Le Monde, la Revue Dessinée et Futuropolis