Damir


Les feuilles couvrent le visage du réfugié Rohingya âgé de 11 mois, Abdul Aziz, après que son corps a été ramené au camp de réfugiés de Balukhali près de Cox’s Bazar, au Bangladesh, quelques heures après sa mort le 4 décembre 2017. © Damir Sagolj

PRIX BAYEUX CALVADOS-NORMANDIE

DES CORRESPONDANTS DE GUERRE.

 

Du 6 octobre au 1er novembre

“De l’autre côté du miroir” est un regard rétrospectif sur 25 années de travail du photojournaliste Damir Sagolj. Cette exposition représente à travers 50 images un parcours marqué par des vies brisées, de la douleur et du chagrin. A travers l’objectif de Damir nous regardons un homme ordinaire, pris dans le conflit et ses séquelles. Cet objectif est souvent contraint à regarder dans le « mauvais sens », à l’opposé de l’action, pour focaliser sur la victime, qui se trouve dans l’œuvre de Damir presque toujours au centre de l’image, entouré de verre brisé, d’impacts de balles ou de housses mortuaires….

Damir Sagolj, de nationalité bosnienne, est né et a grandi à Sarajevo. Après avoir vécu au sein de sa famille en poursuivant ses études en génie énergétique à Moscou, où son père est correspondant pour le journal principal bosniaque « Oslobodjenje », Damir rentre à Sarajevo, sa ville natale, en 1992, juste avant que la guerre y éclate. En 1995, lorsque la guerre en Bosnie arrive à sa fin, Damir est soldat, sa carrière d’ingénieur un rêve lointain, anéanti par un cauchemar. C’est à ce moment qu’il se tourne vers le photojournalisme.

Après une période courte comme photographe sous contrat pour Sipa Press, Damir rejoint Reuters au début de l’année 1996 en tant que photographe sur place basé en Bosnie. Ses premières missions internationales surviennent en 1997 : un conflit civil en Albanie et un voyage en Iran, pays auquel il reviendra de nombreuses fois. Les missions ne se sont jamais arrêtées. Damir passe la plupart des dix premières années de sa carrière à couvrir des conflits dans les Balkans et en Moyen Orient, principalement en Irak, au Liban, en Afghanistan, Israël ou Palestine, mais il a également couvert d’autres grands sujets internationaux d’actualités dans le monde entier.

En 2009 Damir s’installe à Bangkok, en Thaïlande, où il se focalise sur des sujets d’actualité en Asie : le conflit civil en Thaïlande, le tsunami et la crise nucléaire au Japon, les changements au Myanmar, la famine en Corée du Nord, ainsi que l’héritage de la guerre du Vietnam. En 2015 Damir s’installe avec sa famille en Chine, où il reste jusqu’en 2018 comme photographe en chef pour Reuters. Outre des reportages en Chine et d’autres missions internationales, Damir couvre la guerre contre la drogue aux Philippines, la crise des réfugiés Rohingya au Myanmar et au Bangladesh, ou encore les tensions concernant la Corée du Nord….

À la fin de l’année 2018 Damir quitte Reuters et revient à Sarajevo. Aujourd’hui, il enseigne la photographie et la démarche contemporaine documentaire auprès de l’Académie des Arts scéniques à l’Université de Sarajevo.

Damir a été finaliste du Prix Pulitzer en 2004 pour ses reportages sur la guerre en Irak, et lauréat du Prix Pulitzer en 2018 en tant que membre de l’équipe de Reuters qui a couvert la crise des Rohingyas. Son œuvre a également été récompensée par World Press Photo, Pictures of the Year International (POYi) CHIPP, SOPA, Overseas Press Club….

En partenariat avec WARM Foundation

Espace d’art actuel Le Radar 
24, rue des Cuisiniers
Ouvert du mercredi au dimanche de 14h30 à 18h30, le samedi de 14h à 19h
Ouvertures exceptionnelles, mardi 6 octobre de 14h30 à 18h30 et samedi 10 octobre de 10h à 12h et de 13h à 17h

Entrée libre

 

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Projet soutenu par le Cnap
 Le Radar • Bayeux
 au 

 

Cette exposition s’inscrit dans le cadre du programme Suite initié par le Centre national des
arts plastiques (Cnap) en partenariat avec l’ADAGP.

Ce projet d’exposition vise à faire des visiteurs des héros: les conservateurs de la future maison-musée de Michel Houellebecq, telle qu’elle sera donnée à voir au public dans 150 ans. Si les maisons d’hommes de lettre sont constituées de ce que lèguent les auteurs, elles dépendent aussi largement des choix des conservateurs. Aussi, imaginer ce que sera la maison de Michel Houellebecq revient à anticiper la société de demain et à en déduire le point de vue que cette société aura sur son œuvre.

 

 

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