Ne pouvant être le peintre qu’il avait rêvé de devenir quand il était adolescent et refusant d’en mimer le seul rôle, Jean Le Gac va s’ouvrir à la modernité par un travail de deuil : il peindra non la chose, mais l’homme qui la produit. Il va se mettre en scène comme le peintre du dimanche, le doublant de la mise en situation d’un peintre mythique, objet perdu de son désir. A la périphérie de l’art, son oeuvre entre peinture et littérature se construit dans la rencontre de genres dits mineurs : dessin, aquarelle, pastel et photographie sont associés à des textes. Autour de la figure mythique du Peintre créée en tant que métaphore de la peinture et dans un va-et-vient permanent entre réel et imaginaire, Jean Le Gac met en jeu sa propre identité pour nourrir une oeuvre qui relève de l’art du comportement.