Les actions de Danielle Lebreton sont inscrites dans la part réelle du monde, dans la vie quotidienne, l’histoire commune, et les pratiques sociales. L’exigence des lieux est requise pour une plus grande pertinence. La dépendance du lieu et de l’action peut amener une confrontation ou une disparition de la forme. La confusion qui s’établie parfois entre réel et action artistique est issue du rapport entre l’expérience artistique et sa présence dans l’espace réel. La réalité étant strictement définie comme condition matérielle de l’expérience vécue.
L’effet saisissant de réalité n’est pas un artifice. L’artiste met en place les conditions nécessaires à une convocation du réel, comme si les conditions matérielles requises prévalaient pour réduire la frontière entre univers de l’art et vie réelle, pour créer un non-lieu, une zone franche appartenant à l’un et à l’autre ; où tous, artiste, acteur et participant, sont à la même place, dans le même temps. Une symétrie complexe travaillant à faire de toute participation une expérience vécue valable.