Influencé par Paul Klee et la spontanéité de la peinture chez l’enfant, Bruno Le Bouteiller reproduit dans ses œuvres cette  immédiateté du geste, un graphisme libre sans contraintes qui peut-être à la fois violent et primaire. Le rouleau du peintre en bâtiment remplace l’éternel pinceau, qu’il applique de façon régulière et rythmée. Ce geste plus ou moins souple laisse une empreinte, des gammes de couleurs variantes selon l’étalement et l’empâtement du roulage. Ces empreintes verticales, horizontales, diagonales s’alternent, jouent avec notre regard grâce à la déclinaison de ses gammes chromatiques, telle une partition musicale. Cette démarche étant à la fois purement instinctive et conceptuelle.