« Alors que je travaillais, pendant mes études, sur le thème du paysage devenant signe abstrait, une simple trace de pinceau sur le support devenait à mes yeux une montagne ou un ciel. Je poussais ma réflexion vers une abstraction totale, réflechissant au geste dans sa vitesse et sa liberté non réflechie laissant au hasard sa part de travail permise par la qualité liquide de la matière ». Plus récemment, Marion entreprend une série, se réorientant vers cette frontière entre la figure et la trace, en travaillant à partir de modèles vivants. Ce corps pourrait être le fait du hasard, qui, heureux, viendrait nous faire deviner une présence alors que l’on n’y voyait à première vue qu’un applat de couleur parmi les autres, ou un geste voulu et maîtrisé laissant croire à cette aubaine… Les couleurs dialoguent entre elles dans le rapport au fond monochrome, sur le pinceau lui même, et dans leur confrontation et superposition. Marion Larpent