Arthur Lambert met en lumière les états transformés de la nature et de l’être. S’extraire du monde est une des clés pour accéder à ce voyage fantastique au sein de son langage codé et secret. Ces « illuminations intérieures » permettent d’initier une quête entre l’esprit et la matière. Un funambule entre l’esprit et la matière. Peintre ayant collaboré avec l’artiste écossais Richard Wright, après quoi il vécut un temps dans la forêt mythique de Brocéliande, Arthur Lambert semble avoir déjà eu plusieurs vies. Fort de ces expériences artistiques, esthétiques et personnelles, il délaissa progressivement la peinture figurative sur toile pour porter son attention sur l’aquarelle et sur la disparition/dissolution de la figure humaine. De la peinture, il en retient le goût pour la couleur, la vibration des lignes et des formes faisant intervenir de plus en plus la dimension abstraite et optique de ses oeuvres. « Beth » est la deuxième lettre de l’alphabet Hébreu, qui signifie la maison, le contenant, le féminin qui accueille, une manière d’évoquer une matrice qui comprend toute chose.