Vit et travaille à Rome.

Son travail s’inscrit dans le champ de la peinture figurative contemporaine. Figurer n’est pas pour elle représenter une forme définie d’avance, mais plutôt se situer dans l’entre-deux, entre une forme et ses transformations, entre ce qui revient et ce qui échappe – oscillations qui sont autant celles de la matière picturale. D’où peut-être cette dimension fantomatique ou fantasmatique de la figure, laquelle se trace dans les écarts et les déplacements. La pratique picturale engage-t-elle pour elle un rapport fondamental au temps. La peinture est elle-même matière temporelle. Elle a ses recouvrements, ses altérations, ses repentirs et ses réserves. Donnant à voir plusieurs niveaux de visibilité, elle joue des alternances, des saturations et des lacunes de l’image. Les figures sont là, mais mobiles, allusives – et bien souvent elles sont venues toutes seules. De ce parcours qui met à mal le volontarisme figuratif, chaque toile porte une empreinte, même ténue, imperceptible voire secrète. C’est pourquoi elle en est venue à traiter, si l’on peut dire, la figure comme un paysage et le paysage comme une expression figurale.