Les faces effleurent les surfaces peintes. Les visages où les crâns sont fragmentés, ils apparaissent comme des détails arrachés dans la douceur. L’oeil questionne, souvent unique ou alors sectionné, il renvoie le spectateur à ses propres frayeurs, rendant le face à face quelque peu inconfortable. A force d’effacer, l’épiderme a laissé place à la dureté de l’os. Le support circulaire devient oeil ou miroir, il nous vise mais on s’y projette comme on s’y reflète. Aller au-delà des chairs, supprimer l’oeil, c’est aborder le regard sous un autre angle, celui d’un abîme, un trou béant dans lequel on plonge. Cette profondeur des noirs, ces dessins dans la peinture sont obtenus par la succession d’une multitude de couches de peintures brillantes ou mates, diluées ou épaisses, des peaux de peinture ouvertes par la pine du crayon, une alchimie qui se fige en surface mais qui est traversée de mouvements sous-terrains.