Virgile Debar interroge et met en dialogue l’image à grand tirage, avec une écriture personnelle, la peinture. L’image est formatée et souvent utilisée dans un objectif commercial, elle est donc rapide et éphémère. Une image en chasse une autre, un besoin en demande un autre… Dans son travail plastique, la reproduction mécanique vient parasiter et grignoter la peinture figurative comme un mode de pensée et de langage unique, que chaque individu doit comprendre au plus vite pour mieux consommer. L’artiste se plait à jeter un regard critique sur l’individu en tant qu’animal social dont la déchéance conduit à la marginalisation. Cette thématique éclabousse le visiteur-voyeur lorsqu’il entre dans l’espace intime de ces personnages décalés, exclus ou absorbés dans un quotidien abrutissant. La satire fait son oeuvre, parfois si proche de la réalité qu’on y retrouve une connaissance, un voisin, un parent.