« Chacune de mes peintures témoigne de ce que cela signifie pour moi de choisir un sujet, de choisir les meilleurs perspectives, choisir la photographie qui exprime le mieux ce que je veux peindre. La plus grande partie de mon temps c’est être à l’atelier et peindre. Préparer les châssis, tendre la toile. Organiser les tubes de couleurs en ayant à l’esprit l’usage que j’en ferai. Trier les pinceaux. Anticiper les gestes qui suivront. Le temps de l’atelier est particulier, comme si les moments de peinture étaient étrangers au temps extérieur. A l’atelier je réinvente un quotidien, celui de la peinture, celui du temps qu’il faut pour regarder les images, pour les regarder vraiment. J’explore la multitude des images par lesquelles chacun se représente aujourd’hui sur internet. Je ne cherche pas à en retirer ce qu’il y a de pertinent ou à en trouver le sens, j’emprunte des détours parmi ces images et je me donne la possibilité de rencontrer autre chose que ce que je cherche. Je ne peux jamais savoir quand je vais tomber sur la photo qui provoquera un désir de peinture. »
Florinda Daniel