carton d'un mur à l'aure #4

D’UN MUR / À L’AUTRE #4

Du 17 novembre au 6 janvier 2019

Les nouvelles œuvres de l’Artothèque du Radar se dévoilent 

Thomas Auriol, Florinda Daniel, Sarah Fouquet, Paul Gros, Gaëtan Macquet, Emile Orange, Fabien Tabur

Visuel : Manuela tetrel

 

La quatrième édition de l’exposition D’un mur à l’autre rassemble une trentaine de nouvelles œuvres récemment intégrées dans le fond de l’artothèque. Celle-ci a été pensée dès le début de l’aventure du lieu en 2007 pour rendre l’art contemporain accessible à tous. De la même manière qu’une bibliothèque permet l’emprunt de livres, le dispositif permet d’emporter chez soi une oeuvre d’art originale. Ainsi, tout au long de l’année ce sont près de cinquante adhérents dont les collectivités territoriales, les particuliers, les écoles et les entreprises qui
découvrent la centaine d’œuvres que comporte notre fonds.

Pour Le Radar, l’ exposition D’un mur à l’autre est une belle occasion de clore sa programmation 2018. Si la moitié des artistes présents dans l’exposition sont connus de nos fidèles emprunteurs, l’événement est également l’opportunité de découvrir de nouveaux artistes. Les amateurs d’art pourront apprécier des peintures, dessins, gravures, collages et techniques mixtes visibles sur les murs du Radar. Si la peinture est largement représentée, celle-ci se décline dans des univers singuliers. Chez Thomas Auriol, la touche est vive et colorée alors que certaines zones semblent au contraire diluées et vaporeuses. Chez l’artiste, le passage à la peinture à l’huile, à l’acrylique et à l’aérographe rendent perceptible différentes atmosphères au sein des compositions.

À cette série abstraite répondent les toiles figuratives d’Emile Orange. Sur des fonds aux motifs tapageurs se détachent des personnages, des lieux et des situations du quotidien. Elles témoignent des images qui nous entourent et offre des compositions qui se lient entre elles, se racontent et se dévoilent. Pour compléter cette sélection, le travail de Florinda Daniel offre une série de toiles figuratives. On peut y voir un portrait sans regard, une jeune fille à la porte de sa maison dans le désert et des adolescents qui d’un geste presque fraternel s’enlacent. Une petite fille au visage dans la pénombre souffle quant à elle ses bougies d’anniversaire. Autant de portraits qui amorcent le début de récits.

À ces couleurs, ces textures et cette matière-peinture, répondent les dessins de quatre autres artistes. Les œuvres de Sarah Fouquet donnent à voir des devantures aux enseignes surannées et des planches de bandes-dessinées dont le découpage des cases révèle la composition des façades d’immeubles. Plus loin, les dessins de Paul Gros semblent tout droit sortis d’un récit. Sensible à l’illustration et la bande dessinée, l’artiste maîtrise un trait de crayon acéré et des noirs profonds qui font la part belle aux traits spontanés et des cadrages étonnant sur des situations anodines. Dans le travail de Gaëtan Macquet il est également question de couleurs. Celles-ci, sont utilisées avec parcimonie afin de révéler certains motifs. Un soin particulier est accordé aux textures, aux jeux de transparences et à l’échelle des éléments. Enfin, le monde de Fabien Tabur se narre en noir et blanc. Ici, la couleur a laissé la place à des gravures qui semblent relater des légendes primitives peuplées d’animaux et de figures humaines.

Les œuvres, disponibles dès la fin de l’exposition se dévoileront aux adhérents chaque jour un peu plus dans l’intimité de leur foyer ou sur le lieu de travail.

Communiqué de presse de l’exposition