Vestiges d’une pensée tactile

Julien Discrit, Akira Inumaru, Pascal Jounier Trémelo, Thomas Tronel Gauthier

Du 1er juin au 15 septembre 2019

Vernissage le samedi 1er juin  à 14h30

 

L’exposition Vestiges d’une pensée tactile au Radar, a pour ambition de réunir des oeuvres de quatre artistes émergents. Ce projet sera motif à créer une passerelle entre des pratiques singulières. Il offrira par la même occasion à nos visiteurs, la possibilité de côtoyer une série d’œuvres qui se croisent et se répondent autour de la notion d’empreinte.

La notion d’empreinte regroupe de nombreuses pratiques et artistes qui ont marqué de leur expérimentation l’Histoire de l’art. Si le champ des arts visuels s’en est emparé, chacun a un jour pu expérimenter la trace de ses pas dans le sable humide, la marque laissée par la tasse de café, sur la table de la cuisine ou bien ces indices du passage d’un escargot sur les feuilles tendres du jardin. La marque de l’empreinte est immédiate. Elle naît du contact d’un élément sur une surface ou une matière sensible, pour devenir trace ou forme.

L’empreinte manifeste le désir d’imprimer cette rencontre à jamais, elle capte l’instant, duplique le réel. Ainsi, le quatuor d’artistes réuni pour l’exposition explore la matière dans une volonté de mimer ce réel, de s’en emparer. Figée,
la trace révèle des indices sur ce qu’il est advenu, restitue une action. Se crée alors, un jeu de ressemblance entre le modèle et son double. Les artistes brouillent les pistes, jouent avec le mode opératoire des oeuvres. Le processus de fabrication n’est pas caché aux yeux du spectateur, au contraire celui-ci se révèle entièrement pour livrer toute sa part de mystère.

Chaque trace laissée sur la surface ou la matière sensible est liée à l’objet qui s’y imprime, au temps de l’action, aux textures qui se rencontrent. Les gestes, les accidents et les coïncidences des expérimentations participent du processus de l’empreinte. Le travail de sculpture intègre toutes ces notions et la pratique du moulage ponctue l’exposition. Le rapport du moule, son creux et sa forme interrogent le vide, lui donne corps.

Entre la nature et les objets faits de la main de l’homme, il semble se jouer deux visions du monde à la fois distinctes et complémentaires. La nature, comme les objets produits, inspire une réflexion sur le monde qui nous entoure, ses
inflorescences dans les champs des sciences, de l’anthropologie et des techniques.
Faire une empreinte, c’est alimenter des spéculations, envisager des imaginaires, avec la possibilité de reconstruire un monde à partir de la trace la plus simple.

 

 

Avec le concours des galeries Anne-Sarah BENICHOU-Paris et AREA-Paris
Dossier de presse